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Amortissement : définition, calculs et exemples concrets

Tout comprendre sur l’amortissement : définitions, méthodes de calcul, exemple LMNP et prêt immobilier. Un guide clair et concret.

Lior Pardo
Lior Pardo
Amortissement : définition, calculs et exemples concrets

L’amortissement est un mécanisme comptable et fiscal permettant de répartir le coût d’un bien sur sa durée d’utilisation. Que ce soit en entreprise, dans un investissement immobilier en LMNP, ou pour un prêt, bien comprendre l’amortissement permet d’optimiser sa fiscalité et de mieux piloter sa rentabilité.

Voici ce qu’il faut retenir sur l’amortissement :

  • L’amortissement permet d’étaler le coût d’un bien sur plusieurs années, en comptabilité comme en fiscalité.
  • En location meublée au régime réel (LMNP), il sert à réduire fortement l’imposition sur les loyers, parfois à zéro pendant 10 à 20 ans.
  • On peut amortir le bien immobilier (hors terrain), le mobilier, et certains travaux non déductibles.
  • L’amortissement ne génère pas de déficit foncier, mais les montants non utilisés sont reportables d’année en année.
  • En SCI à l’IS, on peut aussi amortir le bien, contrairement à une SCI à l’IR.
  • Le mode de calcul le plus courant est linéaire : même montant chaque année, selon la durée d’usage estimée.
  • L’impact fiscal est puissant : l’amortissement est une charge non décaissée qui réduit le résultat imposable sans affecter la trésorerie.
  • Certains biens ne s’amortissent pas : terrain, charges courantes, réparations locatives.
  • La durée d’amortissement dépend du type de bien : en général 25-30 ans pour un bien immobilier, 5-10 ans pour les meubles.
  • Investir dans l’ancien vous accompagne pour optimiser votre investissement LMNP, du choix du bien à la gestion comptable.

Qu’est-ce que l’amortissement ?

L’amortissement correspond à la perte de valeur d’un bien durable au fil du temps, en raison de son usage, de son usure ou de son obsolescence. Il permet d’étaler comptablement le coût d’un investissement sur plusieurs années.

Concrètement, cela signifie qu’un bien acheté aujourd’hui ne sera pas intégré en charge unique dans les comptes ou dans la fiscalité, mais progressivement, selon une durée d’amortissement définie.

Ce principe s’applique aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers, notamment en location meublée.

Pourquoi amortir un bien immobilier ?

L’amortissement immobilier permet de déduire fiscalement la perte de valeur d’un bien loué, tout en conservant des revenus locatifs. C’est un levier d’optimisation très utilisé en location meublée.

Dans quels cas on l’utilise (entreprise, prêt, immobilier…)

L’amortissement est utilisé dans plusieurs contextes, notamment :

  • En entreprise : l’amortissement concerne les immobilisations (machines, véhicules, mobilier…) et permet de lisser leur coût sur leur durée d’usage.
  • Pour un prêt : on parle alors d’amortissement de la dette. Chaque mensualité rembourse une part du capital (l’amortissement) et une part des intérêts.
  • En immobilier locatif : notamment sous le régime réel en LMNP, il est possible d’amortir le bien, les meubles et certains travaux pour réduire fortement voire annuler l’imposition sur les loyers.

Quels sont les différents types d’amortissement ?

L’amortissement peut prendre plusieurs formes selon le domaine concerné.

Comptable vs fiscal

On distingue principalement deux types d’amortissement selon le contexte dans lequel ils s’appliquent :

  • Amortissement comptable. Il reflète la réalité économique de l’usage d’un bien. Il est inscrit dans les comptes annuels d’une entreprise pour étaler le coût d’une immobilisation sur sa durée de vie.
  • Amortissement fiscal. Utilisé pour déterminer le résultat imposable, il suit des règles précises fixées par l’administration. Il peut différer du plan comptable et permettre une optimisation légale de l’impôt.

Amortissement d’un prêt : tableau et intérêt

L’amortissement d’un prêt désigne le remboursement progressif du capital emprunté.

Un tableau d’amortissement détaille :

  • Le capital restant dû à chaque échéance
  • La part de capital remboursée (l’amortissement)
  • La part d’intérêts payés.

Voici un exemple simple pour un prêt de 100 000 € sur 10 ans à 2 % : au début, la part des intérêts est élevée. Au fil des années, la part du capital amorti augmente, ce qui réduit le coût global du crédit.

Immobilier : amortir un bien en location meublée (LMNP)

Dans le cadre du régime réel en LMNP, l’amortissement permet de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien (hors terrain), des meubles, et parfois des travaux non déduits.

En pratique :

  • Le bien est amorti sur 20 à 30 ans
  • Les meubles sur 5 à 10 ans
  • L’amortissement est plafonné pour ne pas générer de déficit, mais peut se reporter.

Au final, le mécanisme débouche sur des revenus locatifs peu ou pas imposés pendant de nombreuses années.

Comment se calcule un amortissement ?

Le calcul de l’amortissement dépend de la méthode retenue.

La méthode linéaire : la plus courante

La méthode linéaire consiste à amortir la même somme chaque année, en fonction de la durée d’utilisation estimée du bien. Elle est simple et utilisée dans la majorité des cas, notamment pour les biens immobiliers en location meublée.

Formule :
Amortissement annuel = (Valeur du bien – valeur résiduelle) / Durée d’amortissement

Exemple : pour un mobilier acheté 3 000 € amorti sur 5 ans, l’amortissement annuel est de 600 € par an.

La méthode dégressive : réservée à certains cas

Prévue par l’article 39-A du Code Général des Impôts, la méthode dégressive permet d’amortir davantage les premières années. Elle est autorisée uniquement pour certains biens industriels (machines, équipements) et ne s’applique pas à l’immobilier résidentiel.

Elle repose sur un coefficient multiplicateur appliqué au taux d’amortissement linéaire. Le taux diminue ensuite chaque année, car il s’applique à la valeur résiduelle.

Exemple simple : un bien amorti sur 5 ans

Prenons un bien d’une valeur de 10 000 € amorti sur 5 ans selon la méthode linéaire :

Année

Amortissement annuel

Valeur nette comptable restante

1

2 000 €

8 000 €

2

2 000 €

6 000 €

3

2 000 €

4 000 €

4

2 000 €

2 000 €

5

2 000 €

0 €

Ce principe s’applique aussi bien aux biens mobiliers qu’aux biens immobiliers, à condition d’en exclure la valeur du terrain.

Que peut-on amortir… et que ne peut-on pas ?

L’amortissement ne s’applique qu’aux biens ayant une durée d’utilisation longue et une valeur durable dans le temps.

Immobilisations corporelles : matériel, véhicules, mobilier…

On peut amortir la plupart des biens tangibles utilisés dans le cadre d’une activité professionnelle ou locative :

  • Véhicules professionnels
  • Matériel informatique ou industriel
  • Mobilier (canapé, lit, bureau…)
  • Électroménager (réfrigérateur, lave-linge…).

Ces biens doivent être inscrits à l’actif du bilan et leur durée d’usage estimée de manière réaliste (souvent 3 à 10 ans).

Immobilier locatif : bien, meubles, travaux non déduits

En location meublée (LMNP ou LMP), il est possible d’amortir :

  • Le bien immobilier (hors valeur du terrain)
  • Les meubles et équipements
  • Les travaux non immédiatement déductibles (amélioration, rénovation lourde).

Cette stratégie permet de neutraliser une grande partie des loyers imposables pendant plusieurs années.

Ce qui ne s’amortit pas : terrain, charges courantes

Certains éléments ne sont jamais amortissables :

  • Le terrain, car il ne se déprécie pas avec le temps
  • Les charges courantes (eau, électricité, ménage…)
  • Les réparations locatives, qui sont directement déductibles au réel.

Il faut donc bien distinguer ce qui entre dans l’actif amortissable et ce qui relève des charges annuelles.

Quel est l’impact fiscal de l’amortissement ?

L’amortissement joue un rôle clé dans la gestion fiscale d’un patrimoine, notamment pour les investisseurs en location meublée.

Baisse du résultat imposable

En comptabilité, l’amortissement est inscrit comme une charge non décaissée. Il vient diminuer le bénéfice fiscal, même si aucun paiement n’est effectué.

Résultat : vous payez moins d’impôt sur les revenus générés par l’activité concernée.

Par exemple, si vous percevez 10 000 € de loyers annuels et amortissez 8 000 € de valeur, seuls 2 000 € restent imposables (avant autres charges éventuelles).

LMNP réel : loyers non imposés pendant plusieurs années

Le régime réel du Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) permet d'amortir :

  • Le bien immobilier (hors terrain)
  • Le mobilier
  • Les éventuels travaux.

Grâce à ces amortissements, de nombreux investisseurs en LMNP ne paient aucun impôt sur leurs loyers pendant 10 à 20 ans, selon les cas.

Les amortissements excédentaires sont reportables d’année en année, ce qui prolonge les avantages fiscaux.

Attention : ces amortissements ne peuvent pas créer de déficit imputable sur le revenu global. Ils ne peuvent que réduire le bénéfice imposable à zéro.

Peut-on amortir un bien en SCI ?

Oui, un bien peut être amorti dans une SCI, mais cela dépend du régime fiscal choisi.

  • SCI à l’impôt sur le revenu (IR) : l’amortissement n’est pas autorisé, car on applique les règles des revenus fonciers. Seules les charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, taxe foncière, etc.) sont déductibles.
  • SCI à l’impôt sur les sociétés (IS) : l’amortissement devient possible, comme pour toute société. Le bien immobilier est alors inscrit à l’actif du bilan, et l’on peut amortir le bâti (pas le terrain), le mobilier et les frais d’acquisition, sous conditions.

Cela permet de réduire fortement le résultat fiscal. Il faut cependant faite attention aux inconvénients de la SCI à l’IS : plus-value moins avantageuse, fiscalité sur les dividendes, sortie plus complexe.

Quelle durée d’amortissement choisir ?

La durée dépend du type de bien et des usages comptables.

  • Immobilier : entre 20 et 40 ans
  • Meubles : en général 5 à 10 ans
  • Électroménager : 5 à 7 ans
  • Travaux non déduits : selon leur nature, souvent 10 à 20 ans.

En LMNP, il est fréquent d’amortir le bien immobilier sur 25 à 30 ans, ce qui permet de lisser les charges et d’optimiser la défiscalisation dans la durée.

La durée doit rester cohérente avec la réalité économique et la période normale d’utilisation du bien. Un bien de faible valeur ne peut pas être amorti sur 40 ans, par exemple.

Est-ce une charge ou une déduction différente ?

L’amortissement est une charge comptable, mais il ne s’agit pas d’une charge classique (comme le paiement d’une facture). C’est une dépréciation théorique de la valeur d’un bien durable.

L’amortissement joue différents rôles selon qu’on l’analyse du point de vue comptable, fiscal ou de la trésorerie :

  • En comptabilité, il s’inscrit comme une charge.
  • En fiscalité, il réduit le bénéfice imposable.
  • En trésorerie, il n’impacte pas directement les flux.

Cela en fait un outil fiscal très puissant, notamment en location meublée au régime réel.

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  • Gestion locative
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Bénéficiez d’un accompagnement clé en main pour profiter pleinement des atouts de l’amortissement.

L’amortissement est un levier puissant pour optimiser la rentabilité d’un investissement, notamment en location meublée. En réduisant le résultat imposable sans impacter la trésorerie, il permet de générer des revenus nets plus élevés sur le long terme. Sa mise en œuvre demande cependant une bonne compréhension des règles fiscales et comptables. Investir dans l’ancien vous accompagne pour structurer un investissement rentable, durable et fiscalement optimisé.

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