Les rénovations énergétiques et l’immobilier
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L’impact des questions énergétiques sur le marché de l’immobilier

Les rénovations énergétiques et l’immobilier


L’engagement du secteur immobilier dans les travaux de rénovation énergétique est réel. De nouvelles réglementations ont en effet vu le jour et l’État français ne cesse d’encourager les propriétaires à la rénovation de leurs habitats. Quelles sont donc les raisons qui renforcent de plus en plus les rapports entre les rénovations énergétiques et l’immobilier ? On fait le point ici.


L’impact des questions énergétiques sur le marché de l’immobilier

Le nouveau contexte législatif relatif à la consommation énergétique des logements a eu de grandes répercussions sur les transactions immobilières. Il inclut plusieurs réformes dont l’une est relative au DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), devenu indispensable pour conclure la vente ou la location d’un bien immobilier.

Le DPE est un document qui permet d’évaluer la performance énergétique d’un logement. Ce document contient, entre autres, une estimation de la quantité de gaz à effet de serre émise par un logement ainsi qu’une estimation de son coût annuel en énergie. Les bailleurs ont donc intérêt à améliorer les performances de leurs biens immobiliers afin de trouver un preneur.  

Par ailleurs, les logements qualifiés de « passoires énergétiques » évoluent vers une interdiction de leur mise sur le marché. En effet, depuis la loi N° 2021-1104 climat et résilience du 22 août 2021, les propriétaires de logements déjà classés G ou F dans le DPE (gros pollueurs) sont tenus de réaliser des travaux de rénovation thermique. Cette loi prévoit déjà le gel des loyers perçus par les propriétaires de passoires énergétiques dès 2023. Ces derniers devront donc se conformer aux exigences énergétiques en vigueur s’ils souhaitent rentabiliser leur bail locatif.

Certains propriétaires prennent déjà la décision de se séparer de leurs biens immobiliers énergivores. Dès 2021, les ventes de logements à mauvaise performance énergétique ont grimpé, les propriétaires ne pouvant notamment pas se permettre d’assumer les coûts élevés des travaux de rénovation. Pour encourager les bailleurs à sauter le pas au lieu de se séparer de leurs actifs, le gouvernement français a pris des dispositions pour réduire leurs charges.    


L’adaptation du système financier au contexte des travaux de rénovation énergétiques

Face aux défis que représentent les nouvelles normes liées à la performance énergétique des logements et le coût des travaux d’aménagement, les banques ont développé de nouveaux outils de financement. 

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est un système de financement qui permet aux propriétaires de logements et aux bailleurs de bénéficier d’un prêt sans intérêt. Ils peuvent se voir octroyer des prêts allant jusqu’à 50 000 euros. Soulignons que l’éco-prêt à taux zéro existe grâce aux subventions de l’État français qui se charge de payer les intérêts à la banque. 

Le montant octroyé par les banques est fonction du type de travaux à effectuer et du gain énergétique qui en découlerait. Aussi, certaines conditions régissent l’éligibilité à ce financement. Il n’est accessible qu’aux propriétaires dont le logement est achevé depuis plus de deux ans. Le logement concerné doit également être une résidence principale, la vôtre ou celle de votre locataire, et les travaux de rénovation doivent impérativement être confiés à un artisan Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).  

Par ailleurs, l’État français a instauré d’autres aides financières qui devraient constituer une motivation supplémentaire pour les propriétaires. Il s’agit des aides de l’ANAH, des primes énergie ainsi que des aides locales ou régionales.

L’ANAH met à la disposition des Français deux dispositifs d’aide : les financements « MaPrimeRénov » et « MaPrimeRénov’ Sérénité ». Ces aides financières prennent en compte les travaux généraux de rénovation thermique à savoir :

  • L’isolation thermique du bâtiment : le changement des fenêtres, la réfection de la toiture, l’isolation des combles, etc.

  • L’amélioration des équipements de chauffage : l’installation d’une chaudière plus efficace, dispositif d’énergie solaire, etc.


Quant aux aides financières que sont les primes énergie et les aides locales, elles sont exclusivement destinées aux dépenses de rénovation énergétique. Notons qu’il est possible pour les propriétaires de cumuler ces différentes aides pour alléger au maximum le poids économique de leurs travaux de rénovation. C’est donc une aubaine pour ceux d’entre eux qui comptaient user de la rénovation énergétique pour investir.


Une coopération pour répondre aux enjeux environnementaux et d’habitabilité


De nombreuses problématiques faisant l’objet de débats aujourd’hui sont en lien avec l’usage de l’énergie dans les logements. L’enjeu du réchauffement climatique étant considérable, plus rien n’est laissé au hasard et l’immobilier fait partie des cibles principales.

L’ONU a donné son point de vue sur la question climatique en affirmant qu’une réduction rapide, radicale et immédiate de l’émission de gaz à effet de serre est à envisager dans presque tous les secteurs d’activité. Et pour les experts du Giec, une partie non négligeable de la quantité de gaz à effet de serre libérée dans l’atmosphère proviendrait des logements. 

Ainsi, la limitation des logements énergivores amorcée par l’État français à travers ses nouvelles réformes s’aligne derrière la politique mondiale de préservation de l’environnement. Notons que le Haut Conseil pour le Climat estime que pour atteindre un niveau neutre de pollution d’ici 2050 en France, plus de 370 000 logements doivent être rénovés par an dès 2022. Ce chiffre devrait passer à 700 000 par an à l’horizon 2030. 

En outre, la préservation de l’environnement n’est pas la seule raison qui lie les rénovations énergétiques et le secteur immobilier. En réalité, les rénovations énergétiques participent grandement à l’amélioration de la qualité de vie dans les habitations. D’autant plus que le nombre de nouvelles constructions en France n’augmente que de 1 % chaque année.

Dans les résidences françaises, l’inconfort va de pair avec les problèmes d’isolation thermique. D’après certaines estimations, 60 % des bâtiments du parc résidentiel français ont été construits avant les années 1974. Leur configuration ne répond donc plus aux normes d’habitabilité en vigueur de nos jours. En plus de supporter la consommation énergétique excessive, les résidents de ces logements sont confrontés à un défaut de chauffage en période de froid et à une chaleur intense en période caniculaire. Les problèmes d’étanchéité des murs peuvent d’autre part mettre en péril la sécurité des foyers à cause des risques électriques qui les accompagnent. De plus, l’inconfort sonore s’ajoute à l’équation : les bruits du voisinage pénétrant très facilement dans les appartements. 

Il faut par ailleurs faire remarquer que l’émission de gaz à effet de serre n’est pas seulement nuisible au climat, elle représente également un danger direct pour les foyers. Elle affecte notamment la qualité de l’air ventilée à l’intérieur des logements. 

Les rénovations énergétiques ont peut-être officiellement pour but de réglementer la consommation énergétique des logements, mais elles permettent par la même occasion à ceux qui y vivent d’habiter mieux. En somme, les rénovations énergétiques et l’immobilier sont une bonne combinaison à plusieurs égards. 


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